INTERVIEW

14.01.2020

HELENE SIBILEAU

Senior EU Affairs à EuroACE (European Alliance of Companies for Energy Efficiency in Buildings), une fédération d’entreprises

Diplômée de la promotion 2014 du Master PEAP, Hélène revient aujourd’hui sur son parcours universitaire et professionnel.

Nous lui avons posé quelques questions sur son parcours et sur les apports du Master Europe.

Master : Politiques Européennes et Affaires Publiques (PEAP).

Stage de fin d’études : Délégation de la Région Rhône-Alpes à Bruxelles

Job Actuel : Senior EU Affairs Manager à EuroACE (European Alliance of Companies for Energy Efficiency in Buildings), une fédération d’entreprises

Aviez-vous une expérience de l’UE avant de commencer le Master Europe ?

J’ai fait toute ma scolarité à l’IEP de Strasbourg, en passant par la 4e année ‘Relations Internationales et Etudes Européennes’. J’avais également une petite expérience de l’UE par mes stages / expériences professionnelles (Sciences Po Strasbourg Consulting, puis stage dans le domaine de la coopération transfrontalière et de la gestion de fonds européens).

Comment avez-vous eu connaissance du Master ?

C’était une suite logique pour moi après avoir fait la 4e année « RI-EE » à l’IEP de Strasbourg.

Quels seraient pour vous les 3 mots qui définissent le Master et ce qu’il vous a apporté ?

Diversité, Ouverture, Professionnalisation

Si vous aviez l’occasion de changer quelque chose dans votre parcours universitaire, qu’est-ce que ce serait ?

Etre moins stressée et prendre les choses avec plus de distance 😊

Pensez-vous que le Master est reconnu par les futurs employeurs ?

Oui, il profite clairement du label ‘Sciences Po Strasbourg’ et de son ancienneté, il a donc un réseau établi de professionnels reconnus pour leurs qualités

Avez-vous eu des difficultés en termes de recherches de stage ou d’emploi après le Master? Comment les avez-vous surmontées ?

La recherche de stage pour le second semestre du Master n’a pas été simple mais j’ai su trouver mon stage avant les vacances de Noël. J’ai du envoyer environ 60 à 70 candidatures. Avec le recul, je me rends compte que j’avais postulé à des offres ou des postes qui ne convenaient pas à mon profil. J’aurais pu mieux cibler mes candidatures, car c’est davantage la qualité que la quantité qui compte. Je passais probablement plus de temps à écrire et envoyer des candidatures qu’à faire des recherches pour mieux les cibler… Par ailleurs, trop peu d’étudiants (et cela a été mon cas également) négligent les fédérations d’entreprises (le type de structure pour laquelle je travaille actuellement), qui sont très nombreuses à Bruxelles, de tailles variées, couvrant tous les domaines, et qui ont toujours besoin de stagiaires…

La recherche de stage et d’emploi après le Master a été ‘reporté’ d’un an pour moi puisque directement après le Master j’ai enchaîné avec une année d’études au Collège d’Europe à Bruges. Après ce second Master j’ai été prise au Blue Book de la Commission européenne (session d’octobre). Puis à la fin de mon stage Blue Book, ma recherche d’emploi a été relativement courte (et mieux ciblée, cette fois-ci), puisque j’ai trouvé un emploi environ six semaines après la fin de mon stage.

Avez-vous des conseils pour les étudiant.e.s du Master pour leur recherche de stage / emploi ou pour leurs entretiens ?

Comme indiqué précédemment, faire des recherches sur les possibilités de stage, les types de structures, avant d’envoyer de multiples candidatures pour des postes qui peuvent ne pas convenir au final. Aussi, ce que j’avais fait, était de contacter plusieurs Anciens du Master travaillant dans différents domaines et types de structures, pour discuter avec eux au téléphone de leur travail au quotidien, leur perception de leur emploi, etc, pour me donner une idée de ce que cela représentait d’être consultant, ou représentant d’une entreprise, ou de travailler au Parlement, etc. Cela permet d’avoir une image plus réaliste des métiers qui nous sont accessibles après le Master.

Comment avez-vous obtenu votre poste actuel ?

J’occupe mon poste actuel depuis presque cinq ans, et je l’ai obtenu en répondant à une annonce sur EurActiv. Au départ, c’était un CDD pour remplacer un congé maternité, puis à la fin de mon CDD, on m’a proposé un CDI en tant que Communications & Policy Officer. Après deux ans, je suis passée Senior et occupe actuellement la fonction de Senior EU Affairs Manager.

Pouvez-vous nous décrire une journée type dans votre travail ?

Ma journée type commence habituellement avec un monitoring de l’actualité et des informations pertinentes pour les membres de la fédération d’entreprises. Je passe également quelques minutes sur les réseaux sociaux (LinkedIn, Twitter) où j’en profite pour faire une publication. Vient naturellement aussi la gestion des emails, les réponses aux membres, les contacts avec les partenaires, la gestion stratégique ou plus administrative de la fédération, etc. Ensuite, mon travail quotidien dépend des activités en cours : lire des rapports/analyses/documents officiels, écrire et publier des éditos, préparer des amendements à envoyer aux députés…Selon les jours, mon travail comporte aussi des réunions : soit internes (avec les autres membres du Secrétariat, avec les membres) soit à l’extérieur (députés ou assistants parlementaires, représentants de la Commission, autres stakeholders), ou assister à des conférences / workshops. De temps en temps, j’organise également moi-même des événements ou j’interviens en tant que speaker à des conférences.

Quels sont selon vous les atouts d’un.e élève de l’IEP pour ces missions?

  • Rigueur d’analyse
  • Grande capacité de travail
  • Facilité à assimiler et comprendre de nouveaux sujets rapidement
  • Bonne capacité de présentation à l’oral et à l’écrit

Pouvez-vous nous donner une grille de salaire ?

  • €1,500-2,000 net mensuel pour un poste de Policy Officer (débutant ou Junior)
  • €2,000-3,000 net mensuel pour un poste de Policy Officer (Senior)
  • €3,500-4,000+ net mensuel (Secrétaire Général)

Cette grille ne tient pas compte des ‘avantages toute nature’ qui sont très communs en Belgique (téléphone, tickets restaurants, titres de transport, frais de représentation, paiement des factures d’énergie, voiture de fonction, etc.).