INTERVIEW – 10 ans du double-diplôme entre le Viadrina et l’IEP

04.11.2019

ESTELLE BADIE

Post-doctorante, consultante pour la Chambre des Députés du Luxembourg

A l’occasion des dix ans du double-diplôme entre la Viadrina et l’IEP de Strasbourg, plusieurs diplômés reviennent sur leurs parcours.

Diplômée de la promotion 2014 du Master, spécialité franco-germanique, Estelle nous parle aujourd’hui de son parcours universitaire et professionnel.

Nous lui avons posé quelques questions sur son parcours et sur les apports du double diplôme entre la Viadrina et l’IEP.

Nationalité : Franco-allemande

Master : Politiques Européennes et Franco-Germaniques (GER)

Parcours académique avant le Master : Concours commun d’entrée à Sciences Po, Sciences Po Strasbourg (2009-2014)

Stage de fin d’études : Sekretariat des Ausschusses für die Angelegenheiten der EU, Deutscher Bundestag (2014)

Parcours professionnel depuis la fin du Master : Stage de 9 mois (Novembre 2014-Juillet 2015) à Paris dans une société de conseil et de relations publiques allemande CNC (MSL Group), puis doctorat en Sciences Politiques en Octobre 2015 à l’Université du Luxembourg en cotutelle avec l’Université Eberhard-Karl de Tübingen. Thèse sur l’implication parlementaire en affaires européennes dans une perspective comparative défendue en Septembre 2019

Job Actuel :Post-doctorante, consultante pour la Chambre des Députés du Luxembourg

Avez-vous trouvé un emploi facilement à la fin du double-diplôme ?  

Pour ma part, j’ai trouvé le stage après mon Master en moins de deux mois. Quant à l’offre de doctorat, j’ai contacté mon superviseur pendant la rédaction de mon mémoire de Master et n’attendait qu’une source de financement pour commencer.

Quels conseils donneriez-vous à des étudiants comme nous, qui avons choisi de s’orienter vers un double diplôme franco-allemand et qui allons bientôt rentrer sur le marché du travail ?

Je conseillerais de chercher un stage de fin d’étude qui puisse mettre en valeur cette formation et l’aspect franco-allemand ou européen. Au niveau européen, notamment dans les institutions européennes, la connaissance de plusieurs langues et les expériences dans d’autres pays sont très recherchées et sont un atout majeur.

Avez-vous envisagé de travailler dans le pays partenaire à la fin de votre Master ?

Je n’ai pas exclu cette possibilité, mais étant à présent au Luxembourg, je compte y rester pendant un certain temps. L’environnement international et le fait que je puisse pratiquer couramment trois langues (allemand, français et anglais) m’ont beaucoup attiré

Qu’est-ce qui vous motive le plus dans votre poste actuel ?  

Jusqu’à présent, j’évolue dans un environnement universitaire international qui m’a permis de pratiquer toutes mes langues et d’échanger avec des personnes de cultures différentes. Mon parcours m’a permis d’approfondir mes connaissances sur les méthodes de recherche académique, aussi bien au Luxembourg qu’en Allemagne. Je travaille sur des sujets qui sont directement liés aux affaires européennes. Le choix d’une université allemande comme partenaire pendant mon doctorat a été délibéré, car je souhaitais garder cet aspect franco-allemand dans ma formation post-Master. Mon université partenaire est d’ailleurs celle où j’ai passé mon année Erasmus.

Si vous deviez changer quelque chose dans votre parcours, que feriez-vous ?  

Du fait de ma double-nationalité et de mon intérêt très prononcé pour les affaires européennes, il était tout à fait naturel pour moi de suivre cette voie. De ce fait, je ne changerai rien à mon parcours.

Selon vous, que vous a apporté le double-diplôme franco-allemand dans votre carrière ?

Sur le plan académique, il m’a permis de découvrir et de combiner des manières différentes de travailler et de m’organiser qui m’ont servi pendant mon doctorat. J’ai particulièrement apprécié l’accent mis sur les méthodes de recherche en Sciences Sociales du côté allemand.

Pour le stage effectué après le Master, cette formation était un atout pour mon équipe qui m’a mis en relation avec des partenaires allemands. Les connaissances du système politique et économique allemand, mais également les connaissances linguistiques étaient un atout majeur pendant ce stage.

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaiterait faire un double-diplôme franco-allemand ?  

Bien évidemment que la connaissance des deux langues du diplôme doit être suffisante pour comprendre le contenu des cours dispensés dans les universités partenaires, même si de multiples cours sont aussi en anglais. Je conseillerais également de se renseigner à l’avance sur les opportunités ou débouchés qu’un tel diplôme pourrait vous donner selon vos propres intérêts et objectifs. Ce diplôme encourage l’ouverture d’esprit, la découverte d’une nouvelle culture et un élargissement des possibilités de carrière tant du côté franco-allemand qu’au niveau européen et international.