INTERVIEW – 10 ans du double-diplôme entre le Viadrina et l’IEP

04.11.2019

ADRIEN PAGANO

Attaché parlementaire auprès de Sylvia Kotting-Uhl MdB, présidente de la Commission environnement au Bundestag

A l’occasion des dix ans du double-diplôme entre la Viadrina et l’IEP de Strasbourg, plusieurs diplômés reviennent sur leurs parcours.

Diplômé de la promotion 2017 du Master, spécialité Sécurité extérieure et intérieure de l’Union européenne, Adrien nous parle aujourd’hui de son parcours universitaire et professionnel.

Nous lui avons posé quelques questions sur son parcours et sur les apports du double diplôme entre la Viadrina et l’IEP.

Nationalité : Française

Master : Sécurité extérieure et intérieure de l’Union européenne (SESI)

Parcours académique avant le Master : Double diplôme de licence en institutions et culture franco-allemandes entre l’Université Blaise Pascal de Clermont Ferrand et l’Université de Ratisbonne

Stage de fin d’études : Deux stages de deux mois :

  • Représentation permanente du Luxembourg auprès du Conseil de l’Europe
  • Bureau parlementaire de Sylvia Kotting-Uhl MdB (Bündnis90/ Die Grünen) à Berlin

Parcours professionnel depuis la fin du Master : 

  • Collège d’Europe (IRD)
  • Chargé de mission au bureau UE, DG des relations internationales et de la stratégie (DGRIS), Ministère de la défense (contrat Armées-jeunesse puis vacation)
  • Chargé de mission au Service économique régional de l’Ambassade de France à Berlin (VIA)

Job Actuel : Attaché parlementaire auprès de Sylvia Kotting-Uhl MdB, présidente de la Commission environnement au Bundestag

Avez-vous trouvé un emploi facilement à la fin du double-diplôme ?  

J’ai d’abord poursuivi mes études pendant un an. J’ai ensuite rapidement trouvé une offre de contrat armées-jeunesse (finalement prolongée en contrat vacataire). N’ayant pas réussi à obtenir un CDD par la suite, j’ai saisi l’opportunité d’un VIA à l’Ambassade de France à Berlin avant d’être recontacté par le Bundestag.

Quels conseils donneriez-vous à des étudiants comme nous, qui avons choisi de s’orienter vers un double diplôme franco-allemand et qui allons bientôt rentrer sur le marché du travail ?

  • Mettre en avant sans hésitation son profil franco-allemand en combinaison avec les autres spécificités du profil, afin de se démarquer
  • Utiliser les opportunités d’insertion professionnelles telles que les contrats armées-jeunesse où les VIE/VIA pour s’insérer dans un milieu (et pour sortir des stages!)
  • Entretenir un contact régulier avec les anciens maitres de stage (et leurs équipes) afin de pouvoir être tenu au courant d’opportunités professionnelles

Avez-vous envisagé de travailler dans le pays partenaire à la fin de votre Master ?

Pas immédiatement, mais cela n’a jamais été exclu. J’ai d’abord voulu exploiter les compétences SESI, mais je suis revenu vers le franco-allemand par la suite.

Qu’est-ce qui vous motive le plus dans votre poste actuel ?  

Les problématiques climatiques et environnementales sont plus que jamais d’actualité, en particulier en Allemagne. Le milieu berlinois regorge de réflexions et d’initiatives autour des différentes formes de transition énergétique et le milieu politique bouillonne. La branche est créatrice d’emploi et la tendance devrait s’accentuer. Enfin, le Bundestag étant consulté sur de nombreuses initiatives européennes, les politiques de l’UE ne sont jamais loin !

Si vous deviez changer quelque chose dans votre parcours, que feriez-vous ?  

Rien ! Chaque milieu professionnel m’a apporté une expérience spécifique et m’a permis de me réorienter en connaissance de cause. Et surtout, je ne regrette pas d’avoir choisi SESI. La spécialité encore peu répandue apporte un atout qui n’empêche en aucun cas de se réorienter par la suite. Dans l’autre sens, c’est plus compliqué.

Selon vous, que vous a apporté le double-diplôme franco-allemand dans votre carrière ?

Il a permis d’apporter une spécificité à mon profil, accentuée avec la filière SESI. Dans le milieu assez compétitif des politiques de l’UE, ce n’est pas négligeable. Et surtout, pour ceux qui ne se voient pas forcément travailler à Bruxelles, c’est une belle occasion de rejoindre les niches de l’UE au niveau national (par exemple coordination aux affaires européennes des ministères, ambassades, mais aussi SGAE ou travail parlementaire).

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaiterait faire un double-diplôme franco-allemand ?  

Profiter pleinement des occasions à la fois professionnelles et personnelles de rencontrer des personnes du pays partenaire.

Mais surtout : habiter à Francfort !! C’est moins cher et vous aurez tout le temps d’aller à Berlin par la suite 😉 Ceux qui l’ont fait ne le regrettent pas !