INTERVIEW

MARINE ARTZ

Executive Assistant & CSR Coordinator, Délégation Nordique & Baltique, Saint-Gobain

Diplômée de la promotion 2013 du Master Politiques Européennes et Affaires Publiques (PEAP), Marine revient aujourd’hui sur son parcours universitaire et professionnel dans le cadre du Brunch rencontre du 1er Octobre 2016, organisé à l’IEP de Strasbourg.

Nous lui avons posé quelques questions sur son parcours et sur les apports du Master Politiques Européennes et Franco-Germaniques. 

Master : Politiques Européennes et Affaires Publiques (PEAP)

Stage de fin d’études : Brent Scowcroft Center on International Security, Atlantic Council, Washington D.C

Job Actuel : Executive Assistant & CSR Coordinator, Délégation Nordique & Baltique, Saint-Gobain

Quel a été votre parcours depuis la fin du master en quelques mots?

Bien que toujours passionnée par les affaires européennes, le hasard m’en a peu à peu éloigné, du moins pour le moment.

Je suis d’abord partie faire mon stage de fin d’études aux Etats-Unis sur les problématiques liées à la sécurité européenne. Je suis restée six mois dans le think tank Atlantic Council à Washington. Cette expérience m’a beaucoup appris et j’ai rencontré de nombreuses personnalités et experts, même si j’ai pu parfois regretter que le stage s’avère plus proche de l’event management que de la « recherche ». Avoir choisi Washington m’a éloigné de Bruxelles et d’un premier stage centré sur les affaires européennes.

De retour en Europe, je n’avais pas envie d’enchainer sur un nouveau stage non ou très peu rémunéré à Bruxelles. J’ai très vite été retenue pour un poste de VIA au service économique de l’ambassade de France au Danemark. Chargée d’études sur les Relations Bilatérales, je m’occupais de toutes les relations commerciales entre nos deux pays. J’ai suivi plus particulièrement les négociations pour le PTCI et envoyais les positions danoises au Conseil Compétitivité et CAE formation Commerce au ministère à Paris. J’animais également le réseau des Conseillers du Commerce Extérieur, hauts cadres dirigeants Français expatriés à Copenhague.

C’est ce réseau, après presque deux ans passés à l’ambassade, qui m’a permis de trouver mon poste actuel. Je souhaitais me rapprocher du monde de l’entreprise et m’éloigner de celui de l’administration. Saint-Gobain, première entreprise française présente au Danemark, m’en a donné l’occasion. J’ai rejoint le groupe il y a maintenant un an, et m’y épanouie pleinement.

Quels sont les 3 mots qui résument selon vous le mieux master PE?

Diversité, de part toutes les nationalités qui y sont présentes et de part la variété des cursus offerts

Engagement, parce qu’intense, et riche en activités professionalisantes

Qualité, car la formation est solide et apporte des connaissances théoriques et pratiques sur l’Union européenne

Qu’est-ce qui vous motive le plus dans votre poste actuel?

J’aime l’idée que nous améliorons la vie quotidienne des gens grâce à nos solutions promouvant ainsi confort et développement durable. Ces dimensions RSE dont je m’occupe sont très motivantes.

Je trouve également passionnant le côté concret du business. Etre au cœur de la stratégie d’un grand groupe comme Saint-Gobain pour l’une de ses régions les plus dynamiques est très stimulant.

Si vous deviez changer / recommencer quelque chose dans votre parcours – qu’est-ce que cela serait ?

Je ne suis pas sûre de vouloir changer quoi que ce soit.

J’ai douté parfois de mon choix du master PE au lieu d’un parcours AP, qui m’aurait conduite vers les concours de la fonction publique; tout comme de ma décision de faire mon stage à Washington plutôt qu’à Bruxelles.

Mais mon parcours, tel qu’il a été, me satisfait pleinement.

Quel conseil auriez vous aimé que l’on vous donne lorsque vous étiez étudiant?

De réfléchir à un sujet qui suscite un intérêt particulier chez moi en vue d’en faire une spécialisation et de garantir un bon niveau d’expertise en la matière.

Où pensez-vous l’Europe a le plus besoin d’étudiants formés par le Master de l’IEP?

Je pense que l’Europe a tout d’abord besoin d’étudiants convaincus par son utilité dans ses entreprises et services publics. L’étudiant se formerait alors aux réalités du terrain et pourrait promouvoir l’UE à son niveau.

Bruxelles et son microcosme européen pourrait être une étape ultérieure, quand, enrichis du quotidien d’une entreprise par exemple, l’ancien étudiant peut utiliser son expérience et sa formation pour faire la meilleure Europe qu’il

Avez-vous une anecdote de votre parcours que vous vous voudriez partager?

Il faut croire en sa chance et au hasard qui parfois fait bien les choses. Ne pas hésiter à changer de direction, et à s’aventurer sur de nouveaux sentiers. Toujours cultiver son réseau.

Un article publié dans un journal américain avec un expert sur la défense européenne ; une rencontre avec le Président Obama ; des expériences diplomatiques avec l’Ambassadeur entre visite de sites industriels, représentations ou négociations internationales ; des relations privilégiés avec les chefs d’entreprises françaises présentes au Danemark ; les célébrations des 350 ans de Saint-Gobain sur les Champs-Elysées ; et bien d’autres expériences encore qui ont enrichi ma courte vie professionnelle ces 3 dernières années.

Une citation de Robert Frost résume parfaitement cette philosophie :

« Two roads diverged in a wood and I – I took the one less traveled by, and that has made all the difference.”

Voilà, osez! La vie est pleine de surprises.

Est-ce que l’organisation ou entreprise pour laquelle vous travaillez recrutent des stagiaires du profil de l’IEP?

Pas dans les pays nordiques. Au siège parisien, peut-être.

By | 2017-01-13T09:44:00+00:00 November 28th, 2016|Alumni, Homepage, Industrie et Commerce, INTERVIEW, Secteur privé|0 Comments