INTERVIEW

1.10.2016

Arnaud Bubeck

Diplômé de la promotion 2015 du Master Politiques Européennes et Affaires Publiques (PEAP), Arnaud revient aujourd’hui sur son parcours universitaire et professionnel dans le cadre du Brunch rencontre du 1er Octobre 2016, organisé à l’IEP de Strasbourg.

Nous lui avons posé quelques questions sur son parcours et sur les apports du Master PEAP.

Bonjour Arnaud, peux tu te présenter rapidement ?

Bonjour je m’appelle Arnaud Dubeck, j’ai un parcours un peu éclectique. J’ai fait une licence de psychologique puis un master recherche d’histoire et de philosophie des sciences et le master PEAP. J’ai touché à différentes disciplines mais le thème commun c’est les sciences humaines et sociales. Par rapport à mon expérience professionnelle:

  • j’ai fait un stage durant mon M2 au Conseil de l’Europe dans le département de l’évaluation. En fait dans mon master recherche j’avais fait un mémoire sur l’évaluation des psychothérapies et je suis spécialisé dans l’évaluation des politiques publiques. Ce département du Conseil de l’Europe travaillait dans l’audit, l’évaluation (d’impact, de pérennité des programmes…). J’ai eu ce stage grâce aux groupes de travail : j’ai eu un entretien avec une personne du Conseil de l’Europe qui s’est très bien passé, elle était “Head of Departement” du département de l’évaluation, elle nous a permis de trouver un stage au sein du Conseil. Après ce stage j’ai eu un travail au conseil de l’Europe de 2 mois comme consultant qui était plus une récompense pour le travail du stage.
  • Ensuite j’ai fait un autre stage qui vient de se terminer il y a deux semaines à l’Organisation mondiale de la propriété industrielle, un organe de l’ONU, aussi dans le domaine de l’évaluation, de l’audit.
  • Maintenant je vais travailler dans la santé. J’ai un parcours pluridisciplinaire, j’aime bien avoir cette ouverture d’esprit qui m’a ouverte des portes. Les entreprises apprécient aussi d’avoir un regard neutre, notamment vis à vis de profil de chercheurs qui ont une capacité critique et un recul plus important. Dans les Organisations internationales, les professionnels sont dans le feu de l’action, ils n’ont pas le temps d’avoir le recul sur ce qu’ils voient. Les compétences de recherche sont une vraie valeur ajoutée dans le domaine professionnel.
  • Actuellement je cherche un contrat partenariat SIFR avec une entreprise ; C’est lorsqu’une entreprise paye un salarié qui est un doctorant pour un CDD de trois ans. L’entreprise en retour à des subventions ; c’est gagnant-gagnant. L’entreprise paye un salarié à moindre couts, le salarié peut éventuellement travailler sur des missions de l’entreprise mais essentiellement sur sa thèse : c’est intéressant pour tous les partis.

Avais tu une expérience de l’Union Européenne avant d’entrer dans le M2 ?

Non, aucune (rires).

Pourrais tu définir le Master et ce qu’il t’a apporté en trois mots ?

Expertise, professionnalisme et réseau.

Si tu devais changer quelque chose dans ton parcours, faire les choses différemment que ferais tu ?

Mon parcours a beaucoup de défauts, de choses que j’aurai pû faire comme plus développer le côté professionnel mais en fait avec ces défauts de  parcours font ce que je suis et je ne changerais  rien car je suis content d’être là ou je suis (rires). Peut-être plus proactif dans le démarchage des entreprises, notamment pour rechercher des entreprises pour le SIFR. J’étais focalisé sur une entreprise qui m’a récemment lâché donc peut-être que j’aurai dû être plus proactif dans le réseautage. Le réseautage est quelque chose de positif, il s’agit d’une question de confiance, les réseaux professionnels sont des réseaux de confiance. Il ne faut pas voir les réseaux comme du pistonnage c’est positif.

Comment avais tu connu le Master PE ?

Dans mon master recherche j’avais des cours à Sciences Po Strasbourg avec plusieurs professeurs du Master PEAP comme Hélène Michel.

Trouves-tu que le Master PE est reconnu par les employeurs ?

De mon expérience oui. Par exemple à Genève à l’OMPI, les recruteurs avaient donné la note maximum à mon diplôme PEAP lorsqu’ils en faisaient la notation. Au conseil de l’Europe aussi il était très bien vu.

Pourquoi as tu souhaite venir parler de ton expérience ?

Je pense que j’ai un parcours atypique. Je pense que je peux apporter des informations car j’ai travaillé dans deux organisations internationales et j’ai l’aspect recherche pour les personnes qui hésitent encore. En effet je me suis beaucoup renseigné sur la recherche et sur ce qu’elle peut apporter au monde de l’entreprise. La recherche peut apporter beaucoup aux entreprises mais celles-ci ne le “savent” pas encore. Par exemple le dispositif SIFR n’est pas connu en général des entreprises. En tant que doctorant il faut être créatif, monter son projet de A à Z, démarcher les entreprises, se faire connaître d’elles. J’aimerasi que les gens dans ce master ne voit pas la recherche comme quelque chose d’inutile, d’abstrait… j’avais cette image pendant longtemps mais je pense que tout dépend du doctorant. Et enfin, je peux apporter mon propre réseau de personnes de confiance.

Peux-tu nous donner une estimation de ce que tu gagnes depuis que tu as quitté le Master ?

Ça ne vole pas très haut (rires). Au Conseil de l’Europe je n’étais pas payé en tant que stagiaire mais mon contrat qui a suivi mon stage était rémunéré 2500 € net d’impôt mais à mi-temps. Le stage de 6 mois à l’OMPI était rémunéré 2000 francs ce qui fait 1800€. La SIFR c’est 2000€ brut … mais je n’ai pas encore de SIFR (rires).

By |2016-12-12T20:31:18+00:00November 17th, 2016|Alumni, Gouvernement, INTERVIEW, Santé publique|0 Comments