Etudier l’Europe

09.11.2017

Voyage d’études au Luxembourg

Retour sur cette tradition du Master PE

Du 6 au 8 novembre, les étudiants du Master politiques européennes de Sciences Po Strasbourg ont été accueilli par les institutions européennes présentes sur le territoire luxembourgeois. Au programme, Maison de la Grande Région, Banque européenne d’investissement, Cour de Justice de l’Union européenne, Cour des comptes européennes et diverses interventions pour échanger sur la coopération transfrontalière, la traduction et le multilinguisme ou encore la finance en Europe.

L’Europe au local

A la Maison de la Grande Région, qui rassemble la représentation permanente du Land de Rhénanie-Palatinat, le Secrétariat de la Grande Région, le programme Interreg et EuRegio, les étudiants ont échangé sur les enjeux de la coopération transfrontalière. Une intervention du Réseau Quattropole est venue compléter l’ensemble de ces acteurs transfrontaliers par la présentation de son travail de mise en réseau des villes de Luxembourg, Metz, Sarrebruck et Trèves.

L’Europe au local pour faire l’Europe au quotidien semble être un slogan partagé par l’ensemble de ces professionnels. Festivals culturels, accompagnement des travailleurs frontaliers, coopération universitaire qui permet aux étudiants de bénéficier des services de plusieurs universités de la Grande Région à travers un statut étudiant spécifique ou le label de doctorat européen, et bien d’autres projets semblent en effet matérialiser l’Union européenne sur un territoire qui la rapproche du citoyen.

Comment l’Europe investit? 

La visite de la Banque européenne d’investissement continue de mettre en avant les réalisations concrètes de l’Union européenne. Composée du Fonds européen d’investissement (Plan Juncker) et de la Banque européenne d’investissement, cette institution finance les projets d’investissements de l’UE. Ils sont financés, entre autres, par des prêts ou des participations au capital. 450 projets, publics ou privés, par an sont ainsi financés dans plus de 160 pays. En effet, la BEI ne prête pas qu’aux Etats membres de l’UE car en tant que banque institutionnelle, elle répond aux objectifs politiques de la Commission européenne. De ce fait, elle peut agir sous mandat de l’UE, en fonction du budget fourni par cette dernière, dans des pays bénéficiant des programmes d’aide au développement de l’UE.

La banque finance les prêts sur les marchés internationaux des capitaux à partir du capital donné par les actionnaires qui sont les Etats membres de l’UE. Elle se finance ainsi sur ses fonds propres et ne réalise pas de bénéfices sur les prêts octroyés. Cependant, avec le Brexit, la BEI pourrait perdre l’un des plus gros contributeurs à son capital. Ceci soulève de nombreuses questions : les autres Etats actionnaires donneront-ils plus de fonds à la BEI pour qu’elle poursuive ses actions d’investissements ? Comment gérer les projets dans lesquels des fonds britanniques sont engagés ? Comment gérer les projets britanniques en cours que la BEI finance ?

Accueillis ensuite par la Maison de l’Europe, des représentants de la DG Energie et Traduction ainsi qu’un représentant du Mécanisme européen de stabilité sont intervenus.

Une dernière journée juridique

Après avoir assisté à une audience de la Cour de Justice de l’Union européenne, la voyage se termine par une visite de la Cour des comptes européennes et une intervention de Madame Danièle Lamarque.

Par Heïdi Renault

By | 2017-12-17T13:48:43+00:00 November 9th, 2017|CONTENT|0 Comments